mémoire d'afrique

La première histoire de l'Afrique s'est écrite en terre cuite. C'est en terre que sont modelées les plus anciennes figures retrouvées. Leur grand âge, jusqu'à 3.000 ans pour les plus anciennes, s'explique par leur résistance naturelle à l'usure du temps. Les métaux ont éveillé la cupidité des fondeurs qui les ont transformés et refondus. Le bois a été la proie des termites. La terre cuite, vu sa valeur minimale, a rarement été réemployée. Elle est le plus ancien support de la mémoire africaine. Elle est l'objet de toutes les attentions de ce site réunissant amateurs éclairés, connaisseurs et néophytes, experts et collectionneurs du monde entier.

Quand l'art rencontre la science, et la raison, l'émotion...

Jaillies par hasard du fin fond des âges, les terres cuites Nok claquent comme un coup de tonnerre dans l'histoire de l'Afrique et de son patrimoine. Cette civilisation perdue, miraculeusement redécouverte il y a un siècle, offre aujourd'hui à la culture de l'humanité des chefs d'œuvre absolus, via un corpus de terres cuites uniques et rares, à l'expressivité remarquable.

Toutes les pièces présentées ici ont été authentifiées après une expertise pointilleuse et ont subi avec succès une datation scientifique par thermoluminescence. Un certificat accompagne donc systématiquement les pièces de notre collection.

Les Akan regroupent plusieurs ethnies (Ashanti, Fanti, Anyi, Akie) et sont des fabricants de terres cuites depuis le XVIe siècle au Ghana.

Jusqu'au XVIIIe siècle, ces ethnies faisaient des terres cuites pour les défunts, sous forme de têtes, de torses, de figures assises ou debout. Les têtes sont prépondérantes dans leurs productions. La tradition voulait que ces têtes, représentant rois, reines, membres des cours royales, chefs de guerre… soient réunies en un lieu commémoratif déterminé, distinct du lieu d'inhumation.

Selon la légende que l'on raconte encore, les Sao étaient un peuple de puissants géants. Ils pensaient que leurs origines remontaient jusqu'à Jérusalem, jusqu'à cette femme de Sion qui portait en elle un frère et une sœur, deux jumeaux, dont elle accoucha et qui, plus tard, se marièrent pour fonder, de cet inceste originel, une race de géants, les Sao.

Géante, cette culture l'est par les traces archéologiques qu'elle a laissées à la postérité et par son histoire touchante de civilisation perdue, à la découverte de laquelle nous vous convions...

Contrairement à la statuaire Nok, les terres cuites découvertes sur le territoire des Koma et des Bulsa, et que l'on a nommées Komaland, ne sont pas des œuvres préhistoriques ou archéologiques.

Les statues trouvées ont été datées, par tests de thermoluminescence, entre l'an 1300 et l'an 1800 de notre ère, soit entre le XIVe et le XIXe siècles. Ce sont donc des œuvres jeunes au regard de l'histoire de l'humanité, mais qui présentent un indéniable intérêt artistique, d'autant plus qu'y souffle une spiritualité qui atteint l'universel.

L'Afrique a vu naître sur son continent, au cours, des siècles, des civilisations brillantes. Parfois, il n'en reste que des vestiges artistiques d'une beauté et d'une force incomparables.

Les Djenné sont de ceux-là. A cette civilisation disparue, se rattachent toutes les terres cuites trouvées dans le périmètre de fouilles très riches de la ville de Djenné-Djono, signifiant « Génie des eaux » en bozo. Le génie se cache partout dans cette archéologie superbe que Théodore Monod, le premier, a découverte, dès 1943...

L'Afrique a vu naître sur son continent, au cours des siècles, des civilisations brillantes. Parfois, il n'en reste que des vestiges artistiques d'une beauté et d'une force incomparables. Les Bura sont de ceux-là, eux qui renferment les plus anciennes statuettes équestres en terre cuite du bassin du Niger. A cette civilisation disparue se rattachent une littérature rare, peu de documents, une maigre information et un nombre encore plus restreint de trésors et de pièces à montrer.

C'est toute la gageure de notre entreprise...

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