Géographie

Le Nigeria est aujourd'hui un pays de 140 millions d'habitants, baigné par l'Atlantique, situé au bord du golfe de Guinée. Il possède 4.047 km de frontière terrestre, et 853 km de littoral. Il est bordé à l'ouest par le Bénin (773 km), à l'est par le Cameroun (1.690 km), au nord par le Niger (1.497 km), et par le Tchad au nord-est (84 km).

Le pays se divise en un sud au climat équatorial où se situe la majorité des villes importantes. Lagos, par exemple, est la plus grande ville du monde, loin devant Abuja, la nouvelle capitale administrative. La partie centrale est composée de régions de savane et de plateaux. C'est dans l'est de cette partie du pays que l'on trouve le point culminant : le mont Chappal Waddi (2.419 m). Quant au nord, le climat est aride puisqu'on se trouve dans le Sahel, bordure du désert du Sahara.

Le pays compte un million de km² dont plus du tiers est cultivé. Le pays dispose de nombreuses richesses naturelles (bois, étain, colombium, plomb, zinc, pétrole, gaz) et l'extraction minière y est prospère depuis le XIXème siècle.

Un climat accueillant et un rythme de moussons régulier qui approvisionne en eau le pays sept mois dans l'année ont suscité de vastes flux migratoires de peuples venus du nord, fuyant la désertification du Sahara et des régions septentrionales de l'Afrique. Cette terre du Nigeria a donc été de tous temps un lieu de brassage des cultures, des influences et des peuples.

Le terrain d'exploration intéressant les terres cuites des cultures Nok et Sokoto s'étend, au nord du pays, de la frontière avec le Niger au pied du plateau de Jos où les cours d'eau sont nombreux et les gisements de minerai exploités intensivement. Au pied de ce plateau se situent les villages où les premières terres cuites ont été trouvées : Nok, bien sûr, Bauchi, Jemaa, Wamba, Jos, Katsina, Sokoto… chaque lieu donnant son nom à un style de terres cuites bien particulier. Nok, Katsina et Sokoto, les trois plus hauts lieux d'excavation connus (au point où ces références géographiques serviront à classer les pièces que nous serons amenés à présenter sur ce site) constituent d'ailleurs un véritable triangle miraculeux en matière de recherches archéologiques. Les découvertes y ont été faites lors de l'exploitation des mines d'étain où, parmi la terre de remblai d'excavation, étaient mélangés des débris cassés de terres cuites. Pour s'être aperçu trop tard de l'incroyable richesse de cette découverte, l'humanité a payé le prix fort : les galeries souterraines des mines dont l'exploitation a été arrêtée depuis, pour des raisons de rentabilité, ont définitivement été noyées… ensevelissant à nouveau l'art d'une civilisation à peine revenue à la surface. Ne restent plus, comme pistes de recherche, que certains sites archéologiques à fouiller méticuleusement, ce que les Nigérians ont aujourd'hui bien compris… malgré le peu d'espoir de trouver encore des pièces remarquables. L'art Nok est voué à jamais à rester secret, rare, exceptionnel…